Ma mère et mon père ont toujours été très pudiques. A l'époque, ils avaient les défauts de notre métier. Ils pensaient surtout à leur boulot. De plus ma mère a écrit dans ses mémoires que je n'étais pas un enfant désiré. Je suis un garçon du hasard.
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On vit dans un monde qui n'est pas trop marrant, on parle que de haine alors c'est important de dire merde.
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Je suis parfois jaloux de certains rôles , mais jamais envieux du succès qu'ils valent à ceux qui les interprètent bien .
Mes parents l’ont écrit dans leur autobiographie : ils n’ont jamais désiré avoir un enfant. Ma mère, je l’ai surtout fait chier dans sa carrière. Avec mon père, j’ai eu des rapports agréables, mais plutôt copain-copain. Ils pensaient surtout à leur métier. Je n’ai jamais vu la vie comme ça. Je me suis toujours amusé à faire des conneries.
Je me définis comme le plus normal et honnête possible. Je ne suis pas un artiste, je suis un artisan. Le mot « travail » n’existe pas dans mon vocabulaire, la comédie est un art de vivre que j’ai toujours pris au sérieux même si je fais joujou, je me déguise…
Je suis mal à l’aise dans le monde actuel. Il y a une ambiance de haine, les gens sont agressifs, bêtes, surtout parmi ceux qui devraient nous gouverner. C’est lamentable. Il y a tant d’inégalités, d’injustice, de cynisme. Cela me gêne donc de dire que moi, je suis en bon état pour mon âge et heureux grâce à ma femme, mon fils et mes petits-enfants. J’ai presque honte de dire que je vais bien. J’ai de la chance et j’aimerais que tout le monde puisse en dire autant. Et j’ai peur de l’avenir pour nos enfants.
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J'ai travaillé toute ma vie avec les plus grands metteurs en scène. Aujourd'hui j'ai envie de travailler avec des jeunes. Je n'ai plus envie de travailler avec des gens de mon âge, ça m'emmerde. Je préfère travailler avec un jeune metteur en scène, même s'il est plein de maladresses.