Engraisser les sillons du laboureur anonyme, c'est le véritable avenir du véritable soldat.
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On se cherche bien encore des trucs et des excuses pour rester là avec eux les copains, mais la mort est là aussi elle, puante, à côté de vous, tout le temps à présent et moins mystérieuse qu'une belote.
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À lire aussi de Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline
Je trottais ... jusqu'à la pissotière de la place des Fêtes. Premier abri. Dans l'édicule, à hauteur des jambes, je trouvais justement Bébert.
Il rentre, mon père, juste à ce moment... Il était pas du tout refroidi... Il se met à bourrer dans la table, et tant que ça peut dans les cloisons!... A deux poings fermés!
Une ville sans concierge ça n'a pas d'histoire, pas de goût, c'est insipide telle une soupe sans poivre ni sel, une ratatouille informe.
On n'est jamais mécontent qu'un adulte s'en aille, ça fait toujours une vache de moins sur terre, qu'on se dit, tandis que pour un enfant, c'est tout de même moins sûr. Il y a l'avenir.
Dans la même œuvre
C'est des hommes et d'eux seulement qu'il faut avoir peur, toujours.
Faire confiance aux hommes, c'est déjà se faire tuer un peu.
Il y a trop de choses à comprendre en même temps.
L'âme, c'est la vanité et le plaisir du corps tant qu'il est bien portant.
La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde, c'est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n'ai jamais pu me tuer moi.