On nait seul, on meurt seul, on dort seul, c'est la seule chose dont on soit sûr.

À lire aussi de J. M. G. Le Clézio

On a le coeur qui bat, quand on revient après une longue absence. C'est comme après la guerre. On avance dans les rues en flairant un peu, cherchant les traces. On guette les bruits familiers, on remonte des filières.
Il traversa à nouveau toute la ville, tout ce dédale sonore plein de coups de douleurs et de frissons, cette espèce de blockhaus asphyxiant et sale où les couloirs partaient dans toutes les directions, pour mieux vous tromper.
Quand je suis parti, c'était pour arrêter le rêve, pour que la vie commence. J'irai au bout de ce voyage, je sais que je dois trouver quelque chose.
On dit: «... Et toi, tu veux mon poing dans la gueule? Imbécile, va! Et lui, alors? Il traverse ou il traverse pas? Enfoiré, va! Espèce de vérolé!».
J'ouvre les yeux, la mer et la lumière me brûlent jusqu'au fond de mon corps, mais j'aime cela. Je respire, je suis libre. Déjà je suis portée par le vent, par les vagues. Le voyage a commencé.
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Ecrire c'est comme le métro. Vous savez où vous allez, vous n'avez pas un choix infini de destinations, il y a des horaires à respecter, des zones obscures et de plus, ça n'est pas toujours agréable.
L'eau de pluie cascade le long de l'intérieur du tronc et emplit les creux de l'écorce. La pluie bondit de branche en branche, de feuille en feuille, et de la terre monte une odeur puissante et douce qui se relie à l'enfance.
Le crépuscule est un breuvage qui enivre et endort la terre et le ciel.