Que sont donc les événements de notre vie ? Bien plus ce que nous y mettons que ce qui s'y trouve ! Ou bien faudrait-il même dire : ils sont vides par eux-mêmes ? Vivre, c'est imaginer ?
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On n'aime, en définitive, que ses penchants, et non pas ce vers quoi l'on penche.
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À lire aussi de Friedrich Wilhelm Nietzsche
Se réjouir d'un éloge, ce n'est souvent qu'une politesse du coeur, - et le contraire d'une vanité de l'esprit.
Un homme tout à fait moderne, qui veut par exemple se bâtir une maison, éprouve à ce propos le même sentiment que s'il voulait s'emmurer vivant dans une mausolée.
Vers là-bas, je le veux, sans crainte, d'une main sûre - qui empoigne la rame et attaque la lame ! - Routes ouvertes de la mer ! Mon canot génois, - comme il fonce dans le bleu !
La presse, la machine, le chemin de fer, le télégraphe sont des prémisses dont personne n'a encore osé tirer la conclusion qui viendra dans mille ans.
Dans la même œuvre
Les avocats d'un criminel sont rarement assez artistes pour utiliser, au profit du coupable, la beauté terrible de son acte.
Plus abstraite est la vérité que tu veux enseigner, plus tu dois en sa faveur séduire les sens.
La maturité de l'homme, c'est quand il a retrouvé le sérieux qu'il avait au jeu quand il était enfant.
La démence, chez l'individu, est quelque chose de rare - chez les groupes, les partis, les peuples, les époques, c'est la règle.
Jusqu'à présent toute grande philosophie fut la confession de son auteur, une sorte de mémoires involontaires.