Je veux renouer avec la vie de légume que j'affectionne. Buller sur mon canapé à la campagne. La ville ça pue, ça fait du bruit.
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On est moins reconnaissable quand on vieillit et qu'on ne passe plus dans les médias. Bon, là, j'y suis repassée avec ma tête de vieille, on me reconnaît encore, mais on va m'oublier avec le temps.
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Je n'avais pas choisi d'être vendeuse de films. Les professions artistiques sont devenues des produits d'appel. Le fric s'est jeté dessus. Les promos et le temps consacré au contrat et au pognon, ça me fait chier.
Ça va aller de pire en pire, il n'y a plus d'eau, les sols crèvent, on va sûrement avoir des épidémies, des famines, une guerre nucléaire...
C'est fin, c'est très fin, ça se mange sans faim.
Ce n'est pas le même kloug que tout à l'heure.
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Le fric s'est emparé de tout, partout ! Quand j'ai commencé dans les années 1980, ça allait encore, là, c'est insupportable...
Je m'étais bêtement dit qu'en étant célèbre, je rencontrerais des génies, c'est débile. J'aime bien les artistes, mais du côté production, on se fade un paquet de crétins.
C'est quand même un joli métier. Quand il y a du monde, c'est agréable, le public vous porte. Mais je peux m'en passer.
En ce moment, je suis assez déprimée... On s'est fait traiter de tous les noms quand on était écolos de la première heure, quand on disait qu'il fallait se bouger. Aujourd'hui, quand je dis que c'est trop tard, on ne me croit toujours pas. C'est une souffrance assez intense.
Ça va aller de pire en pire, il n'y a plus d'eau, les sols crèvent, on va sûrement avoir des épidémies, des famines, une guerre nucléaire...