On est comme ces enfants qui boudent et bientôt ne savent plus sortir de leur bouderie.

À lire aussi de Christian Bobin

Le mal de la télévision, ce n'est pas dans la télévision qu'il est, c'est dans le monde.
Les poètes traversent la vie avec entre leurs doigts une lettre de feu. Leurs livres en sont la cendre.
C'est une chose fragile que la lumière du jour. On y grandit. On y marche. On y attend quelque chose, on se sait trop quoi. Oui, mais voilà: où trouver la force d'attendre, quand le visage aimé est recouvert de terre?
J'aime appuyer ma main sur le tronc d'un arbre devant lequel je passe, non pour m'assurer de l'existence de l'arbre - dont je ne doute pas - mais de la mienne.
Les maisons sont comme les gens, elles ont leur âge, leurs fatigues, leurs folies. Ou plutôt non: ce sont les gens qui sont comme des maisons, avec leur cave, leur grenier, leurs murs et, parfois, de si claires fenêtres donnant sur de si beaux jardins.
Toutes les citations de Christian Bobin →

Dans la même œuvre

La parole et la mort sont comme deux personnes qui voudraient entrer dans une pièce en même temps et se gênent, demeurent bloquées sur le seuil…
Ce qui m'échappe dans ta mort m'échappait déjà de ton vivant. La mort ne change pas une vie en destin.
Le génie est composé d'amour, d'enfance et encore d'amour.
Avec le mariage, quelque chose finit pour les hommes. Pour les femmes, c'est l'inverse: quelque chose commence.
Je t'ai toujours su inaccessible même dans la plus claire proximité. Je t'ai aimée dans ce savoir.