On dépense son esprit dans le monde; dans la retraite on ajoute à celui qu'on a.

À lire aussi de Jean Antoine Petit, dit John Petit-Senn

L'orateur qui dit sans cesse trop ou trop peu est une horloge qui sonne l'heure à la demie.
Les grands auteurs s'entourent souvent de petits écrivains sur lesquels ils sèment un peu de louanges pour en recueillir beaucoup. Ce sont comme des réchauds brûlant à leurs pieds, où ils jettent des grains d'encens afin d'en respirer le parfum.
Alléguer les mauvaises actions d'autrui pour justifier les siennes, c'est se laver avec de la boue.
Il est des souvenirs préférés qui s'offrent d'abord à notre mémoire; ainsi nos livres favoris s'ouvrent d'eux-mêmes aux pages bien-aimées.
Les maux qui abrègent la vie en allongent la durée pour le patient. Celui qui a beaucoup souffert a longtemps vécu.
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Dans la même œuvre

La saveur des pensées détachées dépend d'une expression concise: ce sont des grains de sucre ou de sel qu'il faut savoir fondre dans une goutte d'eau.
Les bons magistrats vivent pour servir leur pays; les mauvais le servent pour vivre.
On aime la vertu comme on hait le vice, sans qu'il y paraisse.
Le souvenir d'une mère est l'écrin contenant les plus purs joyaux de la mémoire du vieillard.
Entre les lions avocats qui gagnent les mauvaises causes, et les mauvais qui perdent les bonnes, la justice est entre deux chaises, son ... droit par terre.