On connaît le prix de la fortune lorsqu'on l'a gagnée, et celui d'un ami quand on l'a perdu.

À lire aussi de Jean Antoine Petit, dit John Petit-Senn

Souvent on prétend comprendre certaines choses pour rendre hommage à sa propre intelligence beaucoup plus qu'à la vérité.
Couper la parole à nombre d'orateurs, c'est couper une sottise en deux.
A l'ami qui cesse d'obliger on préfère l'ennemi qui cesse de nuire.
Un mince intérêt renverse parfois les plus grands principes: c'est la pierre de David abattant Goliath.
Lorsque l'ambitieux s'aliène tous les partis qui l'ont porté au pouvoir, il ressemble à un imprudent qui, montant une échelle, briserait les bâtons après s'en être servi: s'il tombe, c'est dans un abime.
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La saveur des pensées détachées dépend d'une expression concise: ce sont des grains de sucre ou de sel qu'il faut savoir fondre dans une goutte d'eau.
Les bons magistrats vivent pour servir leur pays; les mauvais le servent pour vivre.
On aime la vertu comme on hait le vice, sans qu'il y paraisse.
Le souvenir d'une mère est l'écrin contenant les plus purs joyaux de la mémoire du vieillard.
Entre les lions avocats qui gagnent les mauvaises causes, et les mauvais qui perdent les bonnes, la justice est entre deux chaises, son ... droit par terre.