Nous appartenons moins à l'univers d'où nous venons qu'à celui que nous voulons rejoindre. - Ou que nous ne voulons pas rejoindre...

À lire aussi de Franz Werfel

A chaque siècle, les hommes, pour épicer la vie, aliment amer au goût, la relèvent d'idées nouvelles qui finalement la rendent encore plus indigeste.
Nous qui ne pouvons pas même décider de notre destin, comment serions-nous responsables du destin des autres ?
L'oreille sait la vérité. Le nez sait la vérité. C'est encore l'oeil qui se laisse le mieux tromper.
Comme les années de jeunesse sont longues, comme elles sont fécondes !
Car c'est l'esprit seul qui confère à la réalité le droit d'exister, et non le contraire.
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Dans la même œuvre

A chaque siècle, les hommes, pour épicer la vie, aliment amer au goût, la relèvent d'idées nouvelles qui finalement la rendent encore plus indigeste.
La jeunesse a toujours foi en ce qui est nouveau.
Quand un animal ne se croit plus capable de se défendre, il périt. Il en va ainsi dans la nature et dans l'histoire.
Seuls, les peuples persécutés et oppressés sont aussi bons conducteurs de la douleur.
Pour bien des gens, le seul fait de changer de demeure est une cause de profonde tristesse. Il reste toujours attaché à l'ancien foyer un morceau d'existence perdu à jamais.