Ni la bonté, ni l'indulgence, ni la solidarité ne sont des vertus naturelles.

À lire aussi de Philippe Bouvard

Il y a tellement de fous en liberté que je me demande parfois si ce ne sont pas les gens sains d'esprit qui peuplent les asiles.
La dictature du bon goût, si on l'instaurait, serait aussi haïssable que celle du mauvais.
Ah! les milliardaires qui assurent n'avoir jamais fait tort d'un euro à personne alors que l'argent gagné sort toujours de la poche d'autrui.
Les gens qui croient aimable de vous assurer que vous ne changez pas sont-ils conscients de vous refuser ainsi le seul avantage de la vieillesse qui consiste à gommer les imperfections de la jeunesse et les erreurs de la maturité?
Il n'y a qu'à observer ses contemporains et parcourir les gazettes pour constater que le nombre des corbeaux en activité dépasse singulièrement celui des Airbus en vol.
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Dans la même œuvre

La modestie est l'art de faire dire par d'autres tout le bien que l'on pense de soi-même.
Le comble de la suffisance intellectuelle est de croire qu'on peut apprendre quelque chose en s'écoutant monologuer.
Les impôts ont été inventés pour que tout le monde n'ait pas envie de réussir.
On appelle «mauvaise foi» les convictions d'autrui qu'on ne partage pas...
A partir du moment où le plaisir des autres nous fait plaisir, les bons sentiments deviennent suspects.