N'essaie surtout pas de savoir ce qu'ils disent de toi entre eux. Ont-ils envie de se mettre en route quand ils te voient arriver? Voilà ton travail.

À lire aussi de Fernand Deligny

Quand on se met du côté des délinquants, des fous, des lycéens, la justice, l'école, l'asile, ont une drôle de gueule; eh bien, de la même façon, quand on se met du côté des mutiques, c'est le langage qui a une drôle de gueule.
Lorsqu'on te parlera de ton dévouement, j'espère que tu seras bien étonné. Où alors, change de métier.
Tu leur proposes des jeux de ta jeunesse et ils n'ont pas l'air de comprendre qu'ils sont plus attrayants que d'autres.
Que ta sympathie pour ceux-là qui te ressemblent, parmi eux, ne t'empêche pas de comprendre les autres.
Deux mondes il y a. Celui des formules, formulettes, charades et paraboles et celui de ce qui se passe à tous moments ici-bas pour qui veut aider les autres.
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Dans la même œuvre

Construire un chateau fort, jeu merveilleux ou travail d'esclave. Tout est dans la manière.
Et si au lieu de leur apprendre à parler, nous apprenions à nous taire?
Quand on se met du côté des délinquants, des fous, des lycéens, la justice, l'école, l'asile, ont une drôle de gueule; eh bien, de la même façon, quand on se met du côté des mutiques, c'est le langage qui a une drôle de gueule.
Repousse ceux qui viennent s'offrir: ne va pas chercher ceux qui s'éloignent de toi et compte ceux qui restent. S'il n'y en a qu'un, commence avec celui-là.
Ils connaissent toutes les méthodes de séduction, de la main sur l'épaule au coup de pied quelque part en passant par le sermon à voix contenue, les yeux dans les yeux. Pour l'effet que ça leur fait, essaie autre chose.