La guerre m'avait déjà appris l'énigme du destin ; une fraction de seconde nous sépare de la mort. On ne crée pas sa vie : on la reçoit et on la donne.
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Lorsqu'ils meurent à vingt ans, les hommes poursuivent leur course sans changer de visage. Ils sont comme des astres morts, dont la lumière nous éclaire encore, alors que le coeur s'est éteint.
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Les seuls édifices qui tiennent sont intérieurs. Les citadelles de l'esprit restent debout plus longtemps que les murailles de pierre.
L'injustice du monde doit beaucoup à l'incertitude de ces êtres flottants, qui agissent comme des bouchons de liège au gré des courants.
En raisonnant à la vitesse de la lumière, nos enfants gagnent une souplesse d'esprit remarquable. Mais ils perdent en même temps le sens de l'épaisseur des choses.
Faire partie des vaincus a au moins un avantage. On n'y trouve pas ses accommodations et ces intrigants qui foisonnent dans les parages des vainqueurs, et rarement cette fièvre de paraître qui est une maladie mortelle pour l'être humain.
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Il arrive toujours un moment où l'on s'aperçoit que les menteurs et les tricheurs sont largement majoritaires dans l'existence, tant la fièvre de paraître finit par tuer l'être intime.
Les paysages nous attirent dans la mesure où ils sont le miroir de notre perception intérieure.
En raisonnant à la vitesse de la lumière, nos enfants gagnent une souplesse d'esprit remarquable. Mais ils perdent en même temps le sens de l'épaisseur des choses.
La justification et la grandeur du soldat sont d'accepter de payer la guerre et une éventuelle victoire du prix fort, celui de la peur et de la mort.
Les seuls édifices qui tiennent sont intérieurs. Les citadelles de l'esprit restent debout plus longtemps que les murailles de pierre.