Les tempêtes reviennent tout le temps. La dévastation revient. C'est comme un cycle infernal. Nous avons une histoire faite de destructions et de régénération, de morts et de renaissances.

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On doit être responsable de ce que l'on donne, de ce que l'on fait, de ce que l'on crée. Même si seulement quelques personnes regardent un film, l'effet reste très fort. Et je ne parle pas seulement du cinéma. Je parle de l'art en général, du mouvement culturel. Les œuvres culturelles sont plus importantes que la politique, que la religion.
Chez nous vous voyez des gens mourir, en train d'être ensevelis sous les eaux, et qui sourient. Ça fait partie de nos vies. La dévastation fait partie de notre psyché. Les longues années de colonisation puis de dictature nous ont comme déformés.
Il y a une spiritualité dans la souffrance, le tourment.
L'art est primordial dans l'éducation, en offrant aux gens de plus grandes perspectives.
En documentaire ce qui compte c'est le moment. Vous devez attendre. Les suivre, et les filmer. Mais ultimement vous devez devenir invisible, transparent ; devenir une partie de la situation et qu'on ne vous voit pas
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Cette voix parle d'art, d'esthétique, de la beauté et de la perfection de l'humanité que l'art ne parvient jamais à capter tout à fait. L'art manque perpétuellement cela.
En documentaire ce qui compte c'est le moment. Vous devez attendre. Les suivre, et les filmer. Mais ultimement vous devez devenir invisible, transparent ; devenir une partie de la situation et qu'on ne vous voit pas
En documentaire ce qui compte c'est le moment.
Chez nous vous voyez des gens mourir, en train d'être ensevelis sous les eaux, et qui sourient. Ça fait partie de nos vies. La dévastation fait partie de notre psyché. Les longues années de colonisation puis de dictature nous ont comme déformés.
Il y a une spiritualité dans la souffrance, le tourment.