Les têtes grises se cachent volontiers avant de disparaître, et cherchent, comme les oiseaux, à mourir dans l'obscurité.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Un homme ne découvre jamais mieux son caractère qu'en traçant celui d'autrui.
Une idée amère et déchirante est ordinairement suivie d'autres idées qui, comme des émollients , viennent l'adoucir jusqu'à ce qu'elles lui aient fait perdre son âcreté. Il en est de même des douleurs physiques.
Il n'est point de père qui soit plus ravi d'admiration à la vue du génie de son fils que celui qui lit ses propres ouvrages.
L'effet de l'optique fait quelquefois voir au navigateur la terre plus proche de quelques centaines de milles qu'elle ne l'est en effet, et remplit son coeur de joie et d'espérance par cette innocente déception.
Les hommes et les livres ont besoin d'être corrigés plus d'une fois, pour pouvoir se passer d'errata.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.