Les notes doivent s'effacer. Il faut les jouer comme si on était en train d'écrire l'oeuvre à l'instant même, avec une voix naturelle. Et imposer cette compréhension dans chaque mouvement.

À lire aussi de Isaac Stern

Il n'y a pas d'interprétation définitive, absolue, d'une oeuvre. Il n'y a que les possibilités infinies de la beauté.
On ne découvrira jamais comment Beethoven a inventé cette petite gamme de six notes : bo-la-li du-du-du. Six petites notes qui montent puis descendent. Rien du tout. Pour lui, c'était normal. Pour nous, c'est de la magie. L'interprète peut tenter de retrouver cette magie, de l'exprimer, mais pas de l'expliquer.
Être capable de se dépasser, c'est le plus précieux des cadeaux. Je suis vraiment triste pour ceux qui ne sont pas musiciens et qui ne peuvent pas y goûter. C'est cela, la musique: une forme de magie.
La musique touche à l'universel de l'être humain. Mozart, Beethoven, Bach, Brahms, Schubert ont été inspirés par quelque chose qui nous dépasse. Nous devons respecter ces rayons de soleil qui les ont touchés.
La musique, c'est comme une rivière à laquelle l'eau ne manque jamais. Elle continuera bien plus longtemps que les gens ne peuvent vivre.
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Dans la même œuvre

La musique est ma vie. Apprendre, travailler, monter sur scène et jouer... J'ai toujours accepté cela comme la chose la plus naturelle du monde. Je n'ai même pas de souvenirs qui remonteraient à une époque sans musique
La musique, c'est ce qu'il y a entre les notes.
La musique est ma vie. Apprendre, travailler, monter sur scène et jouer...
Dans les concerts, il vient un moment où l'on oublie tout, on oublie où l'on est, ce que l'on est. On accède à un autre monde, une bulle ensoleillée, on s'éloigne de soi-même, on touche l'extase.
Être capable de se dépasser, c'est le plus précieux des cadeaux. Je suis vraiment triste pour ceux qui ne sont pas musiciens et qui ne peuvent pas y goûter. C'est cela, la musique: une forme de magie.