Les jours d’exception n’abolissent pas la normalité: ils imposent une normalité d’exception. Péju Pierre

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Les jours d’ exception n’ abolissent pas la normalité: ils imposent une normalité d’ exception.
Le rire de l’ogre (2005)
Citations de Pierre Péju
Pierre Péju

10 réponses à “Les jours d’exception n’abolissent pas la normalité: ils imposent une normalité d’exception. Péju Pierre”

  1. Alexandra^coubertin

    J'ai rencontré Pierre Peju, qui est passé par mon lycée il y a quelque temps, il m'a été très utile.Je n'arrivais pas à trouver d'idée pour une dissertation que j'avais a faire; voici le sujet ;" La littérature doit être une fenêtre ouverte sur le monde.Commentez cette affirmation."
    Du point de vue de Pierre Peju, "la littérature est en effet une fenêtre ouverte sur le monde, tous les livres ont une ouverture sur le monde,la littérature est une gigantesque biblothèque";

    (Info à part: Le roman de Pierre Peju "Coeur de pierre" ne sappelait pas ainsi avant sa publication,Monsieur Péju l'avait ppelé "Clairière", c'est un jeu de mot qui est en rapport avec le personnage Clara et les lieux lumineux ou se passent les chapitres du livre!!!!)

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  2. dicocitations

    Citation extraite de : Le Rire de l'ogre

    Au début des années soixante, dans la forêt qui entoure une petite ville de Bavière faussement paisible, a lieu un drame effroyable que le secret et le silence recouvrent bien vite. Paul Marleau est un adolescent français qui séjourne en Allemagne chez un correspondant. Il fait la connaissance de Clara, fille d'un ancien médecin de la Wehrmacht. Enfants de la paix, ils comprennent que des « fêlures de guerre » se propagent dans la douceur apparente de leur époque. Guerres que l'on croit finies, ou guerres actuelles jamais très lointaines.
    Mais les années passent. Clara devient photographe et Paul sculpteur. Ils s'attirent autant qu'ils se fuient et leurs chemins ne cessent de se croiser puis de se séparer. D'autres personnages bouleversent leurs existences : Max Kunz, professeur de philosophie et ancien soldat d'Algérie, Philibert Dodds, artiste solitaire qui vit dans le Vercors, ou Jeanne, la jeune sage-femme pleine d'énergie.
    Roman de guerre, roman d'amour, méditation sur le mal, sur l'art et le bonheur, Le rire de l'ogre est l'histoire de toutes ces vies confrontées à l'ambiguïté et à la brutalité du siècle.

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  3. dicocitations

    Le Rire de L'Ogre de Pierre Péju
    Il est un axe autour duquel tout ce qui m'est arrivé tourne très lentement. Un passage secret qui fait communiquer l'enfance et l'âge adulte, la guerre que je n'ai pas connue et la paix que je n'ai pas assez appréciée.

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  4. dicocitations

    Le Rire de L'Ogre de Pierre Péju
    Si jamais je reviens vivant de cette guerre, si… et même si je ne reviens pas, parviendrai-je à préserver un peu de moi-même, un fragment de passé, une chance d'avenir, une bribe de dignité humaine, une miette de sens ?

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  5. dicocitations

    Comme deux gouttes d’eau de Pierre Péju et Fulvio Testa
    Tout coule : l'eau, la vie, le temps. Voici l'histoire des gouttes d'eau. Elles sont des milliards et des milliards, mais elles se ressemblent toutes, 'comme des gouttes d'eau' !

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  6. dicocitations

    Le Rire de L'Ogre de Pierre Péju
    Avec l’âge, j’ai compris que ce chemin forestier traverse ma vie. Il est un axe autour duquel tout ce qui m’est arrivé tourne très lentement. Un passage secret qui fait communiquer l’enfance et l’âge adulte, la guerre que je n’ai pas connue et la paix que je n’ai pas assez appréciée.

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  7. dicocitations

    Le Rire de L'Ogre de Pierre Péju
    Moi, ce que j'ai cherché à comprendre, c'est comment des êtres parviennent, non pas individuellement à faire le mal – ça c'est facile ! – mais à produire, ensemble, une si grande quantité de mal qu'à partir d'un certain moment personne ne peut plus rien arrêter, et les horreurs prolifèrent, comme une mousse noire.

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  8. dicocitations

    Le Rire de L'Ogre de Pierre Péju
    Et il y a une mémoire des mains ! Une mémoire tenace, opaque, brutale qui vibre à la surface de l'épiderme, et dans la chair des paumes, dans chaque nerf, chaque fibre, chaque ligne de vie pleine de sueur, et sous chaque ongle, comme une crasse mnésique. Alors il faudrait constamment occuper les mains qui se souviennent trop bien de leurs forfaits. Leur trouver de minuscules tâches à accomplir comme se gratter le crâne ou la nuque, jouer avec une pipe ou une boîte d'allumettes ou pianoter sur un morceau de métal. Si par malheur nous laissions nos mains, ouvertes et inemployées, se dresser face à notre visage et commencions à considérer ces dix doigts, remuant à peine leurs phalanges accusatrices, nous saurions aussitôt que les souvenirs honteux ne tiennent pas dans notre crâne, mais bien dans la chair obscène de ces mains. Chaque empreinte digitale comme un sceau qui atteste que le mal a été fait.

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  9. dicocitations

    Le Rire de L'Ogre de Pierre Péju
    Les hommes, c'est l'un après l'autre qu'on imagine leur calvaire, pas en masse. Si la souffrance est massive, elle devient abstraite. L'humain en général, l'humain exterminé en masse échappe à notre compassion.

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