Les hommes passent avec le reste. Les justes causes, elles, ne meurent pas.

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Ce 17 mai 1940, à l'heure de quitter ma maison et mon village, je n'étais encore qu'un petit garçon insouciant. J'ignorais que mon engagement en politique, au service des hommes, naîtrait sur les routes de l'exode.
La crise n'est pas comme une maladie dont ne ne peut sortir: elle est comme une sorte de nouvelle naissance!
La liberté de la droite, c'est en réalité celle du renard et du poulailler.
La droite et la gauche, ce n'est pas la même chose.
On est toujours persuadé que ça va être beaucoup plus facile avec la gauche ; que le nouveau président de la République va pouvoir tout régler. Ce n'est pas tout à fait comme cela que ça se passe.
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Ce 17 mai 1940, à l'heure de quitter ma maison et mon village, je n'étais encore qu'un petit garçon insouciant. J'ignorais que mon engagement en politique, au service des hommes, naîtrait sur les routes de l'exode.
On est toujours persuadé que ça va être beaucoup plus facile avec la gauche ; que le nouveau président de la République va pouvoir tout régler. Ce n'est pas tout à fait comme cela que ça se passe.
La couleur de mes convictions, c'est mon village, moi je suis un villageois. Jusqu'à l'âge de vingt ans j'étais à la campagne et dans un village d'ouvriers, de sidérurgistes ... alors là j'ai pris conscience qu'il fallait être socialiste.
Je n'oublierai jamais le jour où j'ai vu la mer pour la première fois parce que c'est aussi le jour de ma première révolte. Ma carrière politique, c'est à dire toute ma vie, a commencé là.