Les grandes passions n'ont jamais de limites ; - \r\nElles foulent aux pieds les préjugés humains ; - \r\nElles s'en vont aux cieux, de la terre prescrites ; - \r\nEt c'est là qu'elles font, en lettres d'or inscrites

À lire aussi de Evariste Boulay-Paty

Noble art, la loi de ton vaste univers - Est: «Pour créer, imite le génie.» - Et cette loi, l'ignorant seul la nie. - Les meilleurs fruits sans soleil restent verts.
Je t'ai promis l'amour et non pas le bonheur ! L'amour, l'amour, vois-tu, c'est la folie au coeur
Son âme en ses baisers vient sur leurs fronts chéris. - \r\nSon chagrin, c'est leurs pleurs , son bonheur leurs souris ; - \r\nElle ne songe point au monde , à son ivresse ; - \r\nHors du cercle adoré qui l'entoure et la presse, - \r\nDans son vaste horizon l'univers est sans prix.
On regrette, et trop tard, souvent, d'avoir parlé, Mais on ne se repent jamais de son silence
Il faudrait n'avoir pas un sentiment durable, - \r\nÊtre ingrat, pour ne pas vénérer à genoux, - \r\nEn extase et toujours, une femme adorable - \r\nQui se crée en son coeur un amour admirable, - \r\nEt s'abandonne à nous.\r\n\r\n
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Dans la même œuvre

Que j'aime mon vieux bourg, mon vieux bourg de Bretagne - \r\nAvec sa grève aride et sa rude campagne - \r\nLui que la grande mer berçe de son bruit sourd - \r\nEt qu'endorment les vents. Je t'aime mon vieux bourg.
Le bonheur, c'est l'amour. L'amour est solitaire. - \r\nL'une à l'autre unissons les molles voluptés ; - \r\nAimons, et de l'amour tressons avec mystère - \r\nLes rêves enchantés.\r\n
Je t'aime, et depuis lors ma vie en toi s'arrête. - \r\nJe n'aime plus les voix des instruments émus, - \r\nLes chants, les cris légers, les danses de la fête, - \r\nJe ne les aime plus.
L'heure échappe à jamais, d'une autre heure suivie ; - \r\nLa mort vient.... A l'amour abandonnons nos jours ! - \r\nDans ce bain idéal qui rafraîchit la vie - \r\nPlongeons-nous pour toujours !
Isolons-nous tous deux dans une nuit profonde, - \r\nBien-aimée! Ici-bas je ne connais qu'un bien, - \r\nC'est toi ! Que peut le reste, et qu'importe le monde - \r\nA qui n'en attend rien ?\r\n