Internet, pour un parent, c’est comme si on te volait ton gosse avant même qu’il sache lire.
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Les femmes aiment les garçons qui aiment le rock, c'est juste assez sale pour les affoler tout en s'accordant assez bien avec le confort bourgeois.
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À lire aussi de Virginie Despentes
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi.
C'est la métamorphose. Un matin on se lève et on comprend que dans le silence et la discrétion - on est devenu quelqu'un d'autre.
Nous ne parlerons jamais à égalité avec ceux qui n'ont jamais fait l'expérience d'une vie en tout point conforme à leurs rêves.
Le confort est une chose fragile, on le comprend quand il explose.
Dans la même œuvre
Vernon sait faire la différence: excité, c'est le bas-ventre qui palpite, amoureux, ce sont les genoux qui faiblissent.
On peut tout se permettre avec les gros. Leur faire la morale à la cantine, les insulter s'ils grignotent dans la rue, leur donner des surnoms atroces, se foutre d'eux s'ils font du vélo, les tenir à l'écart, leur donner des conseils de régime, leur dire de se taire s'ils prennent la parole, éclater de rire s'ils avouent qu'ils aimeraient plaire à quelqu'un, les regarder en faisant la grimace quand ils arrivent quelque part. On peut les bousculer, leur pincer le bide ou leur mettre des coups de pied : personne n'interviendra. C'est peut-être à cette époque qu'elle a appris à renoncer à son genre : mâles ou femelles, les gros sont soumis à une exclusion similaire. On a le droit de les mépriser. Et s'ils se plaignent des traitements qu'on leur inflige, au fond tout le monde pense la même chose : mange moins, gros sac, tu pourras t'intégrer.
Passé un certain âge, on ne se sépare plus des morts, on reste dans leur temps, en leur compagnie.
L'âme est un navire imposant, qu'il faut manoeuvrer avec prudence.
Cannes, se disait Xavier, c'est la fête de la saucisse avec des putes en Louboutin. Tous à dégueuler leur caviar, le nez plein de coke, après avoir récompensé du cinéma roumain.