Les enfants sont flexibles, souples, ouverts et sans prétention.

À lire aussi de Olga Tokarczuk

J'ai toujours pensé que la partie la plus intime et la plus personnelle de notre corps était les pieds, et non les parties génitales, le coeur, ou même le cerveau, organes, somme toute, sans grande importance et que l'on surestime à tort. C'est dans les pieds que se concentre tout le savoir de l'homme ; c'est vers les pieds que converge l'essentiel de ce que nous sommes et que s'établit notre rapport à la terre. Le contact avec la terre, son point de jonction avec notre corps, renferme tout le mystère : bien que nous soyons constitués de particules de la matière, nous n'en faisons pas partie, nous en sommes séparés. Les pieds sont notre prise de connexion.
Aujourd'hui, plus personne n'a le courage d'inventer quelque chose de nouveau. On se réfère sans cesse à ce qui existe déjà et l'on ne fait que ressortir de vieilles idées. La réalité a pris de l'âge, elle est devenue gâteuse, car, à l'évidence, elle obéit aux mêmes lois que n'importe quel organisme vivant: elle vieillit
J'ai une théorie. C'est en fait une grave erreur que notre cervelet n'ait pas été correctement connecté à notre cerveau. Il s'agit là sans doute du plus grand bug survenu dans notre programmation. Quelqu'un nous a mal conçus. C'est pourquoi on aurait dû nous remplacer par un autre modèle. Si notre cervelet avait été connecté au cerveau, nous aurions joui de la pleine connaissance de notre anatomie, des processus survenant à l'intérieur de notre corps.
L'âge venant, beaucoup d'hommes souffrent d'une sorte de déficit, que j'appelle « autisme testostéronien ». Il se manifeste par une atrophie progressive de l'intelligence dite sociale et de la capacité à communiquer, et cela handicape également l'expression de la pensée.
L'âge venant, beaucoup d'hommes souffrent d'une sorte de déficit, que j'appelle « autisme testostéronien ». Il se manifeste par une atrophie progressive de l'intelligence dite sociale et de la capacité à communiquer, et cela handicape également l'expression de la pensée. Atteint de ce mal, l'homme devient taciturne et semble plongé dans sa rêverie. Il éprouve un attrait particulier pour toutes sortes d'appareils et de mécanismes. Il s'intéresse à la Seconde Guerre mondiale et aux biographies de gens célèbres, politiciens et criminels en tête. Son aptitude à lire un roman disparaît peu à peu, étant entendu que l'autisme dû à la testostérone perturbe la perception psychologique des personnages.
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Dans la même œuvre

Je travaillais dans une école [...] Je m'étais toujours efforcée de capter toute l'attention des enfants afin qu'ils se souviennent des choses importantes, non par peur de récolter une mauvaise note, mais par passion et curiosité.
En fait, toute notre psychologie si compliquée a été élaborée dans un seul dessein : empêcher l'homme de comprendre ce qu'il voit réellement. Pour que la vérité, masquée par des paroles creuses, lui échappe à jamais. Le monde est une prison pleine de souffrances, organisée de telle façon que, pour survivre, il faut faire du mal aux autres.
J'ai une théorie. C'est en fait une grave erreur que notre cervelet n'ait pas été correctement connecté à notre cerveau. Il s'agit là sans doute du plus grand bug survenu dans notre programmation. Quelqu'un nous a mal conçus. C'est pourquoi on aurait dû nous remplacer par un autre modèle. Si notre cervelet avait été connecté au cerveau, nous aurions joui de la pleine connaissance de notre anatomie, des processus survenant à l'intérieur de notre corps.
Les matins d'hiver sont faits d'acier, ils ont un goût métallique et des bords acérés. Les mercredis de janvier, à sept heures du matin, on voit bien que le monde n'a pas été crée pour l'homme, et certainement pas pour son confort et son plaisir.
Les matins d'hiver sont faits d'acier, ils ont un goût métallique et des bords acérés.