Les désirs sont comme le vent, il déplacent la poussière d'un endroit à un autre, obscurcissant parfois l'horizon, mais finissent par se calmer et retomber, laissant derrière eux l'éternelle et immuable image du monde.

À lire aussi de Ivo Andric

Le conteur et son oeuvre ne servent à rien s'ils ne servent pas - d'une manière ou d'une autre - à l'homme et à l'humanité.
Le pire n'est pas de souffrir et de mourir, mais bien de vieillir, car vieillir est un mal sans remède et sans espoir, c'est une mort qui dure.
Pourtant la poésie des cimetières trouvera ses poètes et ce ne seront pas les poètes de la mort, mais des poètes de la vie. Car elle est toujours vraie, la vieille maxime qui dit que la mort n'est pas plus poétique que la vie.
Est esclave quiconque ne respire pas et ne vit pas parmi les siens.
Il avait compris très tôt l'importance de la flatterie et la force de l'intimidation, le poids que pouvait avoir, de façon générale, un mot agréable ou dur, dit au bon moment et bon endroit.
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L'important n'était pas d'économiser le plus de temps possible, mais de savoir que faire du temps ainsi économisé ; si c'était pour l'utiliser à mauvais escient, mieux valait ne pas en avoir.
L'important pour l'homme n'était pas d'aller vite, mais de savoir où il allait et pour quoi y faire, et que, par conséquent, la vitesse ne représentait pas toujours un avantage.
L'oubli guérit tout, et chanter est le meilleur moyen d'oublier, car dans une chanson l'homme ne se souvient que de ce qu'il aime.