Je ne veux pas mourir en ne laissant derrière moi que quelques chansons tristes et un petit tas de terre. Je veux laisser un monde libéré de l'ordure, de la pollution, du racisme, du pouvoir fondé sur la misère, du nationalisme et des guerres qu'il entraîne, des armées, de la bigoterie, des coteries, de cent différentes contre-vérités et d'une économie usuraire et déréglée.
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Le flic est un animal ignoble, haïssable, l'enfer est ce qu'il mérite ; cependant, il n'est qu'un instrument aisément remplaçable. Il n'est que le fusil, l'instrument, l'ustensile sans âme. Il faut détruire le fusil, mais détruire le fusil en épargnant le fusil qui le tient, ne ferait que nous reléguer dans l'action défensive, l'apathie et finalement la défaite
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Si je me révolte, l'esclavage meurt avec moi. Je refuse de le perpétuer. Voilà le sens de ma vie.
Nous ne voulons pas notre part du gâteau, il est avarié, puant,répugnant. Pourquoi nous précipiter à bord d'un bateau qui fait naufrage ?
Les conservateurs (de leurs privilèges) voudraient nous faire croire que travailler est amusant. L'éden capitaliste ressemble à mon idée de l'enfer.
Toute ma vie j'ai fait exactement ce que je voulais faire lorsque je voulais le faire, rien de plus, parfois moins que je ne souhaitais, mais jamais plus. Et c'est pour cela que je suis en prison… Je ne me suis jamais rangé et refuse toujours de le faire aujourd'hui alors que j'ai déjà passé la moitié de ma vie en prison.
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Né pour mourir avant l'heure, domestique, salarié précaire, homme des petits boulots dégueulasses, balayeur, enchaîné, homme de fond de cale, privé de sa liberté, c'est moi la victime coloniale. Toute personne passant aujourd'hui les concours de la fonction publique peut avoir ma peau demain… dans la plus complète impunité
Toute ma vie j'ai fait exactement ce que je voulais faire lorsque je voulais le faire, rien de plus, parfois moins que je ne souhaitais, mais jamais plus. Et c'est pour cela que je suis en prison… Je ne me suis jamais rangé et refuse toujours de le faire aujourd'hui alors que j'ai déjà passé la moitié de ma vie en prison.
Le symbole du mâle ici en Amérique du Nord a toujours été le pistolet, le couteau, la matraque. La violence est exaltée à chaque échange : la TV, les films, la liste des livres les mieux vendus. Les journaux qui se vendent le mieux sont ceux qui ont les titres les plus audacieux et les plus sanglants et qui parlent le plus de sport. Mourir pour le roi et le pays est mourir en héros.
La théorie selon laquelle tous les blancs sont nos ennemis et tous les noirs nos frères est une théorie stupide propre aux esprits paresseux et je suis généreux car c'est peut être le résultat d'une manipulation fasciste
Je ne veux pas mourir en ne laissant derrière moi que quelques chansons tristes et un petit tas de terre. Je veux laisser un monde libéré de l'ordure, de la pollution, du racisme, du pouvoir fondé sur la misère, du nationalisme et des guerres qu'il entraîne, des armées, de la bigoterie, des coteries, de cent différentes contre-vérités et d'une économie usuraire et déréglée.