Le danger n’est plus qu’on ne parle pas de la Shoah, mais qu’on en parle à mauvais escient. Veil Simone

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Le danger n’ est plus qu’ on ne parle pas de la Shoah, mais qu’ on en parle à mauvais escient.
Lors de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv en 1942, à Paris, 17 juillet 2005.
Citations de Simone Veil
Simone Veil

Une réponse à “Le danger n’est plus qu’on ne parle pas de la Shoah, mais qu’on en parle à mauvais escient. Veil Simone”

  1. Comptines

    La leçon de la Shoah, pour moi, c'est aussi une vigilance sans répit sur tous les fronts contemporains du malheur. …se donner une vraie chance, si, en quelque point du globe…revient flotter le parfum, reconnaissable entre mille, du génocide, de ne pas passer à côté; tout faire, se donner tous les moyens possibles, pour, ce jour-là, ne pas avoir à dire:"nous ne savions pas; je ne savais pas"; une mémoire vive, en d'autres termes; une mémoire en alerte, et qui travaille, et qui donne des armes à qui en veut; une mémoire qui rende, non pas sourd, mais attentif aux premières notes de la musique fatale; ce n'est jamais la même musique? ni le même parfum? l'Histoire a plus d'imagination que les hommes? le Diable plus que l'Histoire? et il n'est pas du genre, le Diable, à commettre l'erreur d'amateur de nous resservir un génocide en tout point semblable à l'étalon du genre? bien sûr; mais tout de même, il ne fallait pas être sorcier au Rwanda, pour entendre ce qui venait; il ne fallait pas être très malin pour, en Bosnie … comprendre de quoi il retournait – Il fallait juste … avoir la Shoah au coeur et dans la tête; il fallait juste … se souvenir …; il fallait en un mot, avoir une mémoire à jour.

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    Réflexions sur la guerre, le mal et la fin de l'histoire, Bernard-Henri Lévy, éd. Grasset, 2001

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