On menait une vie dénuée d'ombres, dépourvue d'envers. On travaillait, on grandissait, on pensait à l'endroit.
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Le désespoir peut me tomber dessus, mais la félicité aussi, même si la mélancolie continue de défigurer la réalité. Le verre à moitié plein ? Souvent, je ne vois même pas le verre
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À lire aussi de Olivia de Lamberterie
L'amour se nourrit d'absence
La lecture est un endroit où je me sens à ma place. Lire répare les vivants et réveille les morts.
Est-ce une pathologie de juger la vie dégueulasse ? Oui, certainement, quand on a une femme qu'on aime et qui vous aime, des enfants merveilleux qu'on aime et qui vous aiment, un boulot chouette et une belle maison, m'a un jour assuré un ami bien attentionné. Malade ou lucide? Je ne peux pas m'empêcher de le trouver clairvoyant. La société dans laquelle on vit mérite-t-elle tellement qu'on s'y attache ?
Nous ne sommes plus tristes à en mourir, juste tristes à en vivre.
Dans la même œuvre
Un suicide, c'est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux. Moi, je ne voulais pas me taire.
Est-ce une pathologie de juger la vie dégueulasse ? Oui, certainement, quand on a une femme qu'on aime et qui vous aime, des enfants merveilleux qu'on aime et qui vous aiment, un boulot chouette et une belle maison, m'a un jour assuré un ami bien attentionné. Malade ou lucide? Je ne peux pas m'empêcher de le trouver clairvoyant. La société dans laquelle on vit mérite-t-elle tellement qu'on s'y attache ?
La lecture est un endroit où je me sens à ma place. Lire répare les vivants et réveille les morts.
Lire permet non de fuir la réalité, comme beaucoup le pensent, mais d'y puiser une vérité.
Je lis comme je respire, j'ai mes rituels, je commence par la page 66 pour voir si l'ouvrage en vaut la peine puis je dévore. J'adore cette existence parallèle, cette réalité augmentée.