Le chemin qui mène à l'amour des animaux passe forcément par l'amour des humains.

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Avec le recul, je me rends compte que ce choix de m'occuper des animaux va plus loin qu'une direction donnée à ma vie, c'est une mission, celle d'aider l'autre et mon prochain animal. .. Le symbole de mon combat reste les bébés phoques. Je suis mondialement connu pour cette photographie prise en 1977 sur la banquise avec un “ blanchon ”.
Je continue à choquer les simples d'esprit, les médiocres et les sectaires, je dirai toute ma vie ce que je pense que ça plaise ou non.
Je ne fais pas partie de l'espèce humaine. Je ne veux pas en faire partie. Je me sens différente, presque anormale. Aussi longtemps que l'animal sera considérée comme une espèce inférieure, qu'on lui infligera toutes sortes de maux et de souffrance, qu'on le tuera pour nos besoins, nos loisirs et nos plaisirs, je ne ferai pas partie de cette race insolente et sanguinaire.
Ce livre, ces Larmes de combat, serait donc mon legs. Ce texte testamentaire portera à jamais ma conviction, mon abattement et mes espérances. .. . En cette Sainte-Brigitte, j'ai donc compris qu'un jour, pas si lointain peut-être, là où je serai, je sentirai ce souffle de vie pour lequel j'ai lutté toute mon existence. Un souffle vivifiant, puissant et novateur. Un souffle invincible venir de celles et de ceux qui parviendront à ouvrir à jamais les grilles de ce monde immenses de rêves et de douleurs muettes qu'est l'animalité. Mon passage sur terre n'aura donc pas été vain. Et mon âme sera enfin en paix.
J'ai aimé beaucoup, passionnément, à la folie et pas du tout, mais j'ai aimé et je continue d'aimer. C'est dans ma nature.
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Faire du cinéma, c'est un peu faire un pacte avec le diable.
Ah ! j'en aurai dit, des vertes et des pas mûres, en soixante-cinq ans de vie publique ! J'en ai fait pousser des cris d'orfraie aux bien-pensants, aux adeptes de la langue de bois ! Mais je ne regrette aucune de mes déclarations ni aucune pique.
Dans ce monde où tout est préparé, maîtrisé, contrôlé, où plus rien n'est spontané, mon franc-parler a parfois choqué les hypocrites. Moi, je dis ce que je pense et pense ce que je dis ! Il paraît que la vérité sort de la bouche des enfants. En ce qui me concerne, elle vient de mon âme d'enfant. Et c'est un privilège pour moi, à 82 ans, d'avoir su la conserver, après tant d'années où j'ai connu le meilleur et le pire de la vie.
Je ne défends pas les bêtes « pour la publicité », mais tout simplement parce que je les aime.
Quelqu'un d'autre peut me remplacer, ça m'est égal. C'est un conte de fées et, comme tous les contes de fées, il se terminera un jour. Bien, j'espère.