Bientôt, La Poste va nous annoncer qu'il n'y aura plus de timbres, et la carte postale que l'on achètera, on la conservera comme un objet suranné, presque obsolète. J'aime découvrir cet objet en ouvrant ma boîte aux lettres, voir le tampon d'une ville et lire une date qui oblitère un timbre parfois choisi à dessein, puis m'amuser à reconnaître l'écriture de l'expéditeur. Aujourd'hui, on ne connaît plus l'écriture des gens, qui en dit pourtant long sur eux.
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« Je vais vous faire une confidence » Cette phrase prononcée lors des interviews par les politiques me rend hystérique. Alors que tout a été étudié, jusqu'à la gestuelle. Comment osent-ils prononcer ce mot, qui sous-tend une forme de spontanéité ?
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Le selfie, j'appelle ça un selfish (égoïste, en anglais). Il traduit la suffisance de notre époque. On n'est plus face au monde, on lui tourne le dos.
Le selfie, j'appelle ça un selfish (« égoïste », en anglais). Il traduit la suffisance de notre époque. On n'est plus face au monde, on lui tourne le dos. Et lorsque les gens ne se prennent pas en photo, c'est leur assiette ou leurs enfants qu'ils exposent. Je ne comprends pas l'idée, j'aurais honte, moi qui ne suis ni sur Facebook ni sur Twitter.
« Le monde est terrible mais je n'en connais pas de meilleur. » Je lisais Ingeborg Bachmann et cette phrase m'a incroyablement marquée. Ce n'est pas un constat d'échec, c'est simplement se placer face à une réalité, s'en accommoder avant d'essayer de la transformer.
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Bientôt, La Poste va nous annoncer qu'il n'y aura plus de timbres, et la carte postale que l'on achètera, on la conservera comme un objet suranné, presque obsolète. J'aime découvrir cet objet en ouvrant ma boîte aux lettres, voir le tampon d'une ville et lire une date qui oblitère un timbre parfois choisi à dessein, puis m'amuser à reconnaître l'écriture de l'expéditeur. Aujourd'hui, on ne connaît plus l'écriture des gens, qui en dit pourtant long sur eux.