Quant à la personnalité humaine, on s'en fout, on crache dessus et on ne pense qu'à piétiner le copain, qu'à l'enfoncer plus bas que terre !
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La vie est sérieuse, mais si vous la prenez au sérieux, vous ne vous en remettez pas. On ne se sauve de l'absurdité de la vie que par l'humour, sinon, on coule.
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À lire aussi de Arthur Miller
Un tout petit bonhomme de rien du tout, après une toute petite vie de rien du tout, peut finir par se retrouver aussi épuisé par son petit travail de rien du tout, que le président des Etats-Unis.
Tout homme a son étoile. L'étoile de son intégrité morale. Et toute sa vie, il essaie de s'y accrocher. Une fois qu'elle est éteinte, elle ne se rallume plus
D'ailleurs un homme ne peut repartir aussi nu qu'il est venu, ce serait indécent non ? Il faut bien qu'il ait pris un peu de valeur au fil des ans, sinon...
À l'époque la qualité humaine d'un homme, Howard, son caractère, son humour, sa gentillesse comptaient plus que la marchandise qu'il représentait ! On se sentait unis, tous on faisait des affaires entre nous, oui, mais avant tout on se parlait, on s'aimait. Aujourd'hui c'est fini, tout est froid, sec, dur, l'amitié, la confiance, la solidarité, on en veut plus en entendre parler, on en ricane même ! Quant à la personnalité humaine, on s'en fout, on crache dessus et on ne pense qu'à piétiner le copain, qu'à l'enfoncer plus bas que terre !
Dans la même œuvre
S'il a de la chance, l'écrivain peut changer le monde.
Juste après les attentats, New York, ville où personne ne parle jamais à personne, a été gagnée par une sorte de gentillesse inhabituelle. Je ne suis pas sûr que cela puisse durer très longtemps: la vie reprend son cours, les New-Yorkais - comme tous les Américains - ont, hélas! une étonnante capacité d'absorption des plus grandes tragédies. Les mauvaises habitudes reprendront, le cynisme aussi. Et après s'être aimés les uns les autres, les New-Yorkais continueront de s'exploiter les uns les autres.
Écrire est une façon de survivre. Et de s'amuser. Mes auteurs favoris ont écrit leurs plus belles pièces à 90 ans. Je ne suis pas sûr de pouvoir rivaliser avec Eschyle, Euripide ou Sophocle, mais il me reste quelques années devant moi... alors j'essaie!
S'il a de la chance, l'écrivain peut changer le monde s'il est capable de raconter une histoire en enflammant l'imagination de ses lecteurs par des actions symboliques. Mais quand vous écrivez, vous ne savez jamais si ce que vous faites pénétrera l'esprit des gens.