La différence qu'il y a entre un homme malheureux et un homme heureux est la même que celle qui existe entre celui qui a la fièvre tierce et celui qui a la fièvre quarte. Le premier n'a qu'un bon jour, le second en a deux.
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La vertu par elle-même ne donne aucune consolation, lorsqu'on a perdu un ami; et le coeur de l'homme blessé par l'amitié continue toujours à saigner cruellement, sans que le génie de l'amour puisse le guérir.
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À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul
Les petites douleurs nous mettent hors de nous, les grandes nous rendent à nous-mêmes. Une cloche fêlée ne produit qu'un son sourd; fendez-la, elle rendra de nouveau un son éclatant.
La verve poétique n'est pas toujours au commandement de l'écrivain, et le génie tombe presque aussi souvent en défaillance que les femmes.
Il ne faut jamais chercher à s'excuser; ce n'est point la raison des autres, mais leur passion, qui est irritée contre nous; et, vis-à-vis de celle-ci, le temps est la meilleure justification.
Que l'idéal ne se décolore point en nous, ou le feu sacré de la vie s'éteindra.
Dans la même œuvre
Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.