La passion de soi n'est pas toujours passionnante.

À lire aussi de Philippe Bouvard

Rien de plus paradoxal à une époque où la liberté est unanimement reconnue comme le plus précieux des biens que l'enfermement soit devenu le principal moteur du divertissement télévisé.
En matière de théâtre, la postérité commence dès l'entracte et s'achève le lendemain matin.
Le simple regard porté sur la douleur, la laideur, la beauté, la tristesse et la joie, contitue un viol permanent de l'intimité autorisé par la loi.
Si, après soixante-dix ans, vous dites n'importe quoi, deux hypothèses: à la retraite, vous ressentez les premières atteintes du gâtisme; en activité médiatique, vous bénéficiez des dernières flambées de la jeunesse.
La trompeuse mansuétude de la mort: elle attend le dernier jour de la vie pour consommer son oeuvre.
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Dans la même œuvre

Le drame, quand on a pris l'habitude de gagner de l'argent, c'est que plus rien n'est gratuit.
Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche.
L'ennui n'est pas né, comme le poète l'a prétendu, de l'uniformité. Il est apparu le jour où, pour la première fois, un animateur de radio ou de télévision, démoniaque, paresseux ou irresponsable a imaginé de faire parler une chanteuse.
Il vaut mieux avoir eu une Rolls que d'en posséder une; les souvenirs, eux, ne paient pas d'assurance.
Le string est en retard sur le téléphone puisqu'il fait encore appel à un fil.