La misère est, ici-bas, le principal ennemi de Dieu.

À lire aussi de Cheikh Hamidou Kane

Il arrive que nous soyons capturés au bout de notre itinéraire, vaincus par notre aventure même.Il nous apparaît soudain que, tout au long de notre cheminement, nous n'avons pas cessé de nous métamorphoser, et que nous voilà devenus autres. Quelquefois, la métamorphose ne s'achève même pas, elle nous installe dans l'hybride et nous y laisse. Alors, nous nous cachons, remplis de honte.
Il y a une nature étrange, en détresse de n'être pas deux.
Je ne suis pas un pays des Diallobé distinct face à un Occident distinct, et appréciant d'une tête froide ce que je puis lui prendre et ce qu'il faut que je lui laisse en contrepartie. Je suis devenu les deux. Il n'y a pas une tête lucide entre deux termes d'un choix. Il y a une nature étrange, en détresse de n'être pas les deux.
Le canon contraint les corps, l'école fascine les âmes.
Lorsque la main est faible, l'esprit court de grands risques car c'est elle qui le défend ....mais aussi l'esprit court de grands risques lorsque la main est trop forte.
Toutes les citations de Cheikh Hamidou Kane →

Dans la même œuvre

La parole se suspend, mais la vie, elle, ne se suspend pas.
J'ai choisi l'itinéraire le plus susceptible de me perdre.
L'école apprend aux hommes seulement à lier le bois au bois ... pour faire des édifices de bois.
Qui veut vivre, qui veut demeurer soi-même, doit se compromettre.
Lorsque la main est faible, l'esprit court de grands risques car c'est elle qui le défend ....mais aussi l'esprit court de grands risques lorsque la main est trop forte.