Je n'imagine plus le terme de mon existence comme l'effrayant passage dans le néant mais comme le délicieux moment où j'arrêterai enfin de régler des factures. Certaines lassitudes aident à dédramatiser.
❧
La médiatisation expose à tous les dangers. On ne gifle que les gens qu'on a reconnus.
◆
À lire aussi de Philippe Bouvard
Je m'accepte comme je suis à condition de pouvoir être encore, de temps à autre, ce que j'étais.
Les libertés auxquelles nous sommes attachés englobent aussi la liberté d'estimer qu'on vivrait moins longtemps si l'on était entièrement libre.
La mort, on y va seul ou accompagné par un tas de gens qui vous disent: «Ce n'est rien, on vous suit.» Mais quand on se retourne, au seuil de l'éternité, il n'y a plus personne.
Etrange et discutable institution que celle des impôts dont une bonne partie s'égare entre deux poches lorsqu'ils ne coûtent pas plus à recouvrer qu'ils ne rapportent.
Dans la même œuvre
Le drame, quand on a pris l'habitude de gagner de l'argent, c'est que plus rien n'est gratuit.
Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche.
L'ennui n'est pas né, comme le poète l'a prétendu, de l'uniformité. Il est apparu le jour où, pour la première fois, un animateur de radio ou de télévision, démoniaque, paresseux ou irresponsable a imaginé de faire parler une chanteuse.
Il vaut mieux avoir eu une Rolls que d'en posséder une; les souvenirs, eux, ne paient pas d'assurance.
Le string est en retard sur le téléphone puisqu'il fait encore appel à un fil.