La liberté de vos rêves ne doit pas céder à la logique de la scène.

À lire aussi de Peter Handke

Il y en avait, il y a dix ans, de ces choses qui m'intimidaient! La poésie concrète, Andy Warhol, et puis Marx et freud et le structuralisme - et les voici envolés..., et rien ne doit plus oppresser quiconque si ce n'est le poids du monde.
Même quand les phrases ont l'apparence d'une citation, elles ne doivent à aucun moment faire oublier qu'elles s'appliquent à quelqu'un de particulier.
Une des pensées d'avenir de l'adolescent c'était de vivre plus tard avec un enfant. L'image d'une entente muette, de cours échanges de regards : on s'accroupissait, une chevelure, une raie irrégulière, on était près et loin en heureuse harmonie.
Etre seul produit la souffrance la plus glacée, la plus dégoûtante qui soit: on devient inconsistant.
Même quand les phrases ont l'apparence d'une citation, elles ne doivent à aucun moment faire oublier qu'elles s'appliquent, pour moi du moins, à quelqu'un de particulier - et pour qu'elles me paraissent utilisables, il faut que l'idée centrale, forte et bien pesée, soit ce prétexte personnel, privé si l'on veut.
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Dans la même œuvre

Nous n'avons rien à vous raconter. Il n'y a pas de dialogues. Nous ne sommes pas en situation. Nous n'avons pas d'échanges avec vous.
Vous ne pensez rien. Vous ne pensez à rien. Nous pensons à votre place. Vous n'acceptez pas que nous pensions à votre place. Vous voulez rester objectifs. Vos pensées sont libres. Tout en le disant, nous nous glissons insidieusement dans vos pensées.