Je pensais être exilé de mon pays. En revenant sur les traces de mon passé, j'ai compris que je l'étais de mon enfance. Ce qui me paraît bien plus cruel encore.
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La guerre, sans qu'on lui demande, se charge toujours de nous trouver un ennemi.
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À lire aussi de Gaël Faye
La souffrance est un joker dans le jeu de la discussion, elle couche tous les autres arguments sur son passage.
Les soûlards, au cabaret, ils causent, s'écoutent, décapsulent des bières et des pensées.
Le bonheur ne se voit que dans le rétroviseur. Le jour d'après ? Regarde-le. Il est là. A massacrer les espoirs, à rendre l'horizon vain, à froisser les rêves.
La poésie n'est pas de l'information. Pourtant, c'est la seule chose qu'un être humain retiendra de son passage sur terre.
Dans la même œuvre
Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s'y sont pas noyés sont mazoutés à vie.
Je pensais être exilé de mon pays. En revenant sur les traces de mon passé, j'ai compris que je l'étais de mon enfance. Ce qui me paraît bien plus cruel encore.
Nous vivons sur le lieu de la Tragédie. L'Afrique a la forme d'un revolver. Rien à faire contre cette évidence. Tirons-nous. Dessus ou ailleurs, mais tirons-nous !
La souffrance est un joker dans le jeu de la discussion, elle couche tous les autres arguments sur son passage.
La poésie n'est pas de l'information. Pourtant, c'est la seule chose qu'un être humain retiendra de son passage sur terre.