Prenez invariablement la position la plus élevée, c'est généralement la moins encombrée.
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Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison. Ce qu'il y a, en moi, d'affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J'ai, d'instinct, l'impression que la Providence l'a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S'il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j'en éprouve la sensation d'une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n'est réellement elle-même qu'au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu'il est, parmi les autres, tels qu'ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur.
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L'année 1968, je la salue avec satisfaction... En considérant la façon dont les choses se présentent, c'est vraiment avec confiance que j'envisage, pour les douze prochains mois, l'existence de notre pays.
Le poète met en scène le campagnard montant la pente abrupte : - - Homme de la plaine, pourquoi gravis-tu la colline ? - - C'est pour mieux regarder la plaine. Je n'ai compris la plaine qu'en la voyant du haut du sommet.
Toutes les doctrines, toutes les écoles, toutes les révoltes, n'ont qu'un temps.
Tout comme un navire sur la mer n'est le maître des vents ni des flots, un peuple ne peut à lui seul commander au calme ni au remous du monde.
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La France ne peut-être la France sans la grandeur.