La crise d'une pensée politique aveugle qui, soumise à un crétinisme économiste qui dégrade tous les problèmes politiques en questions de marchés, est incapable de formuler aucun grand dessein.

À lire aussi de Stéphane Hessel

Hélas, l'histoire donne peu d'exemples de peuples qui tirent les leçons de leur propre histoire.
Aux totalitarismes de XXe siècle ont succédé la tyrannie d'un capitalisme financier qui ne connait plus de bornes, soumet Etats et peuples à ses spéculations, et le retour de phénomènes de fermeture xénophobe, raciale, ethnique et territoriale.
Créer, c'est résister. Résister, c'est créer.
Le sens de l'histoire c'est le cheminement irresistible de catastrophe en catastrophe.
Il ne s'agit pas d'être bon ou de faire le bien, mais de mener une vie qui ait de la signification et qui porte une responsabilité, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Cela conduit à choisir la difficulté plutôt que l'épicurisme.
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Dans la même œuvre

L'humanité entière est confrontée à un ensemble entremêlé de crises qui, à elles toutes, constituent la crise d'une humanité qui n'arrive pas à accéder à l'Humanité.
Le capitalisme financier n'est pas le capitalisme productif; il parasite celui-ci en détournant les capitaux du secteur productif au profit de la spéculation. Mais le capitalisme productif est actuellement perverti par la productivité et la compétitivité.
Aux totalitarismes de XXe siècle ont succédé la tyrannie d'un capitalisme financier qui ne connait plus de bornes, soumet Etats et peuples à ses spéculations, et le retour de phénomènes de fermeture xénophobe, raciale, ethnique et territoriale.