La conscience du passé est constitutive de l'existence historique. L'homme n'a vraiment un passé que s'il a conscience d'en avoir un, car seule cette conscience introduit la possibilité du dialogue et du choix. Autrement, les individus et les sociétés portent en eux un passé qu'ils ignorent, qu'ils subissent passivement… Tant qu'ils n'ont pas conscience de ce qu'ils sont et de ce qu'ils furent, ils n'accèdent pas à la dimension propre de l'histoire

À lire aussi de Raymond Aron

L'histoire de l'humanité piétine les cadavres des cultures aussi bien que ceux des hommes. Vers quoi va-t-elle ? Ce qui viendra demain justifiera-t-il jamais les souffrances de ceux qui tombèrent sur le chemin ? Là encore, personne ne peut répondre.
Jamais les hommes n'ont eu autant de motifs de ne plus s'entre-tuer.
Le choix en politique n'est pas entre le bien et le mal, mais entre le préférable et le détestable.
Connaître le passé est une manière de s'en libérer puisque seule la vérité permet de donner assentiment ou refus en toute lucidité
A notre époque, des millions d'hommes vivent et souffrent le déchirement, au fond d'eux-mêmes, entre une culture qui se meurt et une culture qu'ils détestent et désirent tout à la fois
Toutes les citations de Raymond Aron →

Dans la même œuvre

Nous le savons, l'homme est un être raisonnable, mais les hommes le sont-ils?
Qu'on soit de droite ou qu'on soit de gauche, on est toujours hémiplégique.
La conscience du passé est constitutive de l'existence historique. L'homme n'a vraiment un passé que s'il a conscience d'en avoir un
Connaître le passé est une manière de s'en libérer
Connaître le passé est une manière de s'en libérer puisque seule la vérité permet de donner assentiment ou refus en toute lucidité