La plaisanterie est inépuisable, le sérieux ne l'est pas.
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L'âme d'une jeune fille ressemble à une rose épanouie; arrachez une seule feuille de son calice, toutes les autres tombent aussitôt.
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À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul
Un homme seul peut voir avec une indifférence complète l'amour dont il est l'objet, une femme ne peut jamais y rester insensible. Des sentiments longtemps méconnus ne sont que bien rarement ou presque jamais payés de retour.
Il est singulier que l'on accorde quelquefois aux autres la supériorité des talents, mais jamais celle des sentiments, et que l'on croie aux erreurs de sa raison et non à celles de son goût.
La guerre est la mue de l'humanité; elle y perd ses vieilles plumes, soit qu'elles tombent, soit qu'on les arrache.
L'homme doit tendre à de nobles buts ou se proposer de grands modèles, autrement il perdra sa vertu; de même que l'aiguille aimantée longtemps détournée des pôles du monde.
Dans la même œuvre
Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.