L'homme a domestiqué l'atome et est allé sur la Lune. Mais la première averse le prive de tous ses moyens et lui fait chercher refuge sous le premier porche venu.

À lire aussi de Philippe Bouvard

Je m'endors plus facilement quand je lis, le soir, des auteurs qui ne sont pas des lumières.
A partir d'un certain âge, il n'y a plus de victoires. Seulement des commémorations.
La télévision mérite-t-elle encore qu'on la critique? Elle ne tient nul compte des sages avis d'exégètes assez dévoués pour la regarder mais pas assez imprudents pour en tâter.
A entendre les conversations d'éditeurs, on ne devrait plus distinguer qu'entre deux grandes catégories de livres: ceux qu'on peut vendre au-dessous de vingt euros et les autres.
Les nains vieillissent moins vite que les géants car, quand ils consultent, ils ont toujours l'air de sortir de chez un pédiatre.
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Dans la même œuvre

Le drame, quand on a pris l'habitude de gagner de l'argent, c'est que plus rien n'est gratuit.
Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche.
L'ennui n'est pas né, comme le poète l'a prétendu, de l'uniformité. Il est apparu le jour où, pour la première fois, un animateur de radio ou de télévision, démoniaque, paresseux ou irresponsable a imaginé de faire parler une chanteuse.
Il vaut mieux avoir eu une Rolls que d'en posséder une; les souvenirs, eux, ne paient pas d'assurance.
Le string est en retard sur le téléphone puisqu'il fait encore appel à un fil.