Il y a près d'un demi-siècle, j'écrivis que l'Occident ne sait plus s'il préfère ce qu'il apporte à ce qu'il détruit.
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L'histoire de l'humanité est jonchée de cultures mortes, parfois même évanouies de la mémoire des vivants. L'histoire fut tragique pour les Indiens, pour les Incas, pour les Aztèques ? Qui en doute ? Elle piétine les cadavres des cultures aussi bien que ceux des hommes. Vers quoi va-t-elle ? Ce qui viendra demain justifiera-t-il jamais les souffrances de ceux qui tombèrent sur le chemin ? Là encore, personne ne peut répondre.
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À lire aussi de Raymond Aron
Objectivité ne signifie pas impartialité mais universalité.
C'est ainsi que j'ai eu tendance souvent à penser que l'ignorance et la bêtise sont des facteurs considérables de l'Histoire.
L'histoire de l'humanité est jonchée de cultures mortes, parfois même évanouies de la mémoire des vivants. L'histoire fut tragique pour les Indiens, pour les Incas, pour les Aztèques ? Qui en doute ?
Et souvent je dis que le dernier livre que je voudrais écrire vers la fin porterait sur le rôle de la bêtise dans l'Histoire.
Dans la même œuvre
Il y a près d'un demi-siècle, j'écrivis que l'Occident ne sait plus s'il préfère ce qu'il apporte à ce qu'il détruit.
A notre époque, des millions d'hommes vivent et souffrent le déchirement, au fond d'eux-mêmes, entre une culture qui se meurt et une culture qu'ils détestent et désirent tout à la fois parce qu'elle offre la voie de la puissance et de l'opulence.
A notre époque, des millions d'hommes vivent et souffrent le déchirement, au fond d'eux-mêmes, entre une culture qui se meurt et une culture qu'ils détestent et désirent tout à la fois
L'histoire de l'humanité piétine les cadavres des cultures aussi bien que ceux des hommes. Vers quoi va-t-elle ? Ce qui viendra demain justifiera-t-il jamais les souffrances de ceux qui tombèrent sur le chemin ? Là encore, personne ne peut répondre.