Contre toute attente, ce qui arrive est une échappatoire, le ventre un lieu que personne, ni autorité, ni institution, ni parti ne peut conquérir, coloniser, s'accaparer tant que Mila garde son secret.
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L'errance est un long coma, une absence à soi.
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À lire aussi de Valentine Goby
Le camp est un lieu qui n'a pas de nom. Elle se rappelle Charlotte Delbo, la poète. Les mots de Charlotte évoquant Auschwitz, un lieu d'avant la géographie, dont elle n'a su le nom qu'après y avoir passé deux mois.
Le camp est une régression vers le rien, le néant, tout est à réapprendre, tout est à oublier.
Partir. Maintenant. Comme ça. Etre libre. Libre de quoi. Quand tu ouvres à la mésange la porte de sa cage, est-ce qu'elle déploie ses ailes tout de suite ? Où va-t-elle une fois dehors ? L'espace reste un vertige.
Dans je t'aime il y a «je», sans «je» rien n'est possible.
Dans la même œuvre
Partir. Maintenant. Comme ça. Etre libre. Libre de quoi. Quand tu ouvres à la mésange la porte de sa cage, est-ce qu'elle déploie ses ailes tout de suite ? Où va-t-elle une fois dehors ? L'espace reste un vertige.
C'est une course contre le temps. L'ennemi, c'est le temps, c'est l'espace, l'autre nom du temps.
Il faut des historiens, pour rendre compte des événements des témoins imparfaits, qui déclinent l'expérience singulière des romanciers, pour inventer ce qui a disparu à jamais : l'instant présent.
Le camp est un lieu qui n'a pas de nom. Elle se rappelle Charlotte Delbo, la poète. Les mots de Charlotte évoquant Auschwitz, un lieu d'avant la géographie, dont elle n'a su le nom qu'après y avoir passé deux mois.
Contre toute attente, ce qui arrive est une échappatoire, le ventre un lieu que personne, ni autorité, ni institution, ni parti ne peut conquérir, coloniser, s'accaparer tant que Mila garde son secret.