L'avenir, comme l'a dit le poète, n'appartient à personne et surtout pas aux élus dont les mandats durent toujours moins longtemps que les problèmes des électeurs.

À lire aussi de Philippe Bouvard

L'avantage de ne connaître rien à rien c'est qu'on peut parler de tout avec une égale inconscience.
Je soupçonne la mer de détester les beaufs qui, après l'avoir lutinée quelques instants et se croyant autorisés à la traiter comme une fille facile, affirment: «Elle est bonne...».
L'après-guerre est une locution utilisée par les politiques et les économistes qui ont peur de la paix.
Au lycée, il décrochait toujours le prix d'excellence. Adulte, il parlait sept langues. L'âge n'avait pas diminué sa faim de savoir et sa soif de culture. Depuis sa retraite, il étudiait le sanscrit. Il est mort hier. Ca lui apprendra.
Pour l'heure, l'installation d'une présidente à la tête de notre pays se trouve bloquée par un dilemme protocolaire: ou bien son célibat ferait jaser ou bien on ne saurait pas quoi faire de son conjoint...
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Le drame, quand on a pris l'habitude de gagner de l'argent, c'est que plus rien n'est gratuit.
Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche.
L'ennui n'est pas né, comme le poète l'a prétendu, de l'uniformité. Il est apparu le jour où, pour la première fois, un animateur de radio ou de télévision, démoniaque, paresseux ou irresponsable a imaginé de faire parler une chanteuse.
Il vaut mieux avoir eu une Rolls que d'en posséder une; les souvenirs, eux, ne paient pas d'assurance.
Le string est en retard sur le téléphone puisqu'il fait encore appel à un fil.