Aucune lecture ne remplace la lecture de Montaigne. Guez de Balzac est aussi très utile. C'est le Malherbe de la prose. Il a fixé le style français avant les Provinciales et avant les Pensées de Pascal.
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L'art est avant tout une interprétation.
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Le talent n'est qu'une aptitude qui se développe. On peut en acquérir deux ou trois fois plus qu'on en a.
On cite le mot de Boileau : Aimez qu'on vous conseille et non pas qu'on vous loue, mais on ne le met guère en pratique. Rien ne coûte plus à un homme de lettres que de demander l'avis d'un confrère. Chacun croit avoir plus de talent que le voisin.
La lecture est la grande créatrice des vocations littéraires. On lit et, à force de lire, l'envie vous prend aussi d'écrire.
L'art n'est qu'une substitution. Il s'agit, comme on dit, de se mettre dans la peau d'autrui. Pensez-y longtemps, rôdez autour, évoquez cette situation, et notez, au fur et à mesure, les idées qui vous viendrons.
Dans la même œuvre
Pénétrez-vous de cette idée que la bonne exécution littéraire et le bon style s'obtiennent par le travail, et qu'on peut par l'opiniâtreté et la persévérance doubler la force de son propre talent. Le talent n'est qu'une aptitude qui se développe.
La littérature est un agrément, comme la peinture, l'aquarelle et la musique, une distraction noble et permise, un moyen d'embellir les heures de la vie et les ennuis de la solitude.
Le don d'écrire, c'est-à-dire la facilité d'exprimer ce que l'on sent, est une faculté aussi naturelle à l'homme que le don de parler. En principe, tout le monde peut raconter ce qu'il, a vu. Pourquoi chacun ne pourrait-il pas l'écrire?
Vous ne saisirez ce que c'est que bien écrire qu'après qu'on vous aura exposé ce que c'est que mal écrire.
La première condition préparatoire pour écrire, c'est de se connaître et pour cela, de s'examiner, de s'étudier, de savoir, comme le dit Horace, de quel fardeau vous pouvez charger vos épaules.