L'angoisse le rongeait en permanence. Et quoiqu'il haït cette saveur brûlante au fond de sa gorge, il l'acceptait comme l'une des bassesses inévitables de la vie. C'est pourquoi il mangeait, comme si la terreur pouvait être refoulée au plus profond de son estomac, broyée et digérée.

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L'univers était infini, c'était un multivers, sa forme était celle du changement perpétuel.
Les hommes sont trompés par la biologie. L'ego est synthétisé au même titre que les ongles ou les cheveux. C'est une carapace, une couverture protectrice, une bogue. Elle entoure le moi-sentant et nul être, sous peine de mort, ne peut s'en débarrasser.
Ce que nous savons de la réalité provient du doute que nous formons sur son existence.
Les hommes sont trompés par la biologie. L'ego est synthétisé au même titre que les ongles ou les cheveux. C'est une carapace, une couverture protectrice, une bogue. Elle entoure le moi-sentant et nul être, sous peine de mort, ne peut s'en débarrasser. Ce qu'on peut attendre de l'ego, au mieux, c'est de la transparence. L'ego doit être clair. Ce n'est jamais une question de volonté. Il ne s'agit pas d'agir pour s'améliorer.
L'égoïsme et la peur sont une seule et même chose.
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Il était mû par une intuition musculaire, une pulsion de sa chair qui poussait son corps à manger, à tuer, à trouver des femmes.
L'égoïsme et la peur sont une seule et même chose.
Ses pensées étaient nébuleuses, diffuses comme une lumière sépia qui par à-coups se jetait en tourbillonnant dans une marée cruelle et sombre, rouge sang.
L'univers était infini, c'était un multivers, sa forme était celle du changement perpétuel.
La seule réalité, c'est la liberté.