L'amitié, je crois que c'est de l'amour plus fort et plus exclusif... mais moins "tapageur". L'amitié connaît la jalousie, l'attente, le désir...

À lire aussi de Marcelle Sauvageot

Et ainsi, en niant que mon coeur aime, je m'attache plus que celui qui me dit : je t'aime.
Ces petites irrégularités, on a envie de les embrasser plus que les perfections, parce qu'elles sont pauvres et qu'elles font que ce visage n'est pas celui d'un autre.
On dit à une femme: « Celui pour qui vous êtes faite », et à un homme: « Celle qui est faite pour vous »
On attend une lettre ; on espère dans une visite retrouver une illusion d'autrefois ; le coeur bat quand la porte s'ouvre ; la poignée de main produit l'émotion du baiser ancien ; on conserve soigneusement une rose apportée ; un compliment banal paraît un regret. Puis l'enchantement s'en va, et l'on sait très bien que tout cela est faux. Ce sont des lianes souples qui s'agrippent, retiennent dans un passé évanoui et laissent sans force pour agir et vivre.
Savez-vous ce que c'est que l'amitié ? Croyez-vous que ce soit un sentiment plus tiède qui se contente des restes et des menus services que l'on ne peut éviter de se rendre ? L'amitié, je crois que c'est de l'amour plus fort et plus exclusif… mais moins « tapageur ». L'amitié connaît la jalousie, l'attente, le désir…
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Vous pouvez tout faire, penser ou croire, posséder toute la science du monde, si vous n'aimez pas, vous n'êtes rien.
L'amour est une connaissance qui conduit l'amoureuse, ou l'amoureux, au-delà de lui-même et de l'objet de son sentiment.
Vous ne savez plus ce que c'est qu'être près de moi.
Rien n'est plus attachant que les faiblesses et les défauts : c'est par eux que l'on pénètre l'âme de l'être aimé, âme constamment cachée par le désir de paraître semblable à tout le monde
Quand une souffrance est inconnue, on a plus de force pour lui résister, car on ignore sa puissance : on ne voit que la lutte et on espère qu'une vie plus pleine reprendra plus tard. Mais quand on sait, on voudrait lever les mains pour crier grâce et dire avec une stupeur fatiguée : « Encore ! » On voit d'avance toutes les phases douloureuses par où il faudra passer et on sait qu'après il y a le vide.