Je voudrais avoir dix-huit ans, l'âge de Petite Poucette et de Petit Poucet, puisque tout est à refaire, non, puisque tout est à faire.

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J'ai hérité de mon père la conviction que le pouvoir corrompt la pensée.
Petite Poucette cherche du travail. Et quand elle en trouve, elle en cherche toujours, tant elle sait qu'elle peut, du jour au lendemain, perdre celui qu'elle vient de dénicher.
Un chercheur est celui qui risque sa vérité et qui se casse la figure.
La joie; la simple joie contingente d'exister; la joie de survivre aux violences de plusieurs guerres; la joie , ici et maintenant, d'une paix qui dure depuis soixante-dix ans; la joie que donne la beauté du monde et celle des femmes; la trismégiste joie d'aimer...
Ce ne sont pas les savoirs qui sont transformés, c'est le sujet des savoirs.
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Dans la même œuvre

Avant d'enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, au moins faut-il le connaître.
Par téléphone cellulaire, ils accèdent à toutes personnes par GPS, en tous lieux par la Toile, à tout le savoir : ils hantent donc un espace topologique de voisinages, alors que nous vivions dans un espace métrique, référé par des distances.
Nous ne voulons plus coaguler nos assemblées avec du sang. Le virtuel, au moins, évite ce charnel-là.
Voici des jeunes gens auxquels nous prétendons dispenser de l'enseignement, au sein de cadres datant d'un âge qu'ils ne reconnaissent plus: bâtiments, cours de récréation, salles de classe, amphithéâtres, campus, bibliothèques, laboratoires, savoirs même.. cadres datant, dis-je, d'un âge et adaptés à une ère où les hommes et le monde étaient ce qu'ils ne sont plus.
Ces enfants habitent donc le virtuel. Les sciences cognitives montrent que l'usage de la Toile, la lecture ou l'écriture au pouce des messages, la consultation de Wikipédia ou de Facebook n'excitent pas les mêmes neurones ni les mêmes zones corticales que l'usage du livre, de l'ardoise ou du cahier. Ils peuvent manipuler plusieurs informations à la fois. Ils ne connaissent, ni n'intègrent, ni ne synthétisent comme nous leurs ascendants. Ils n'ont plus la même tête.