Je veux écrire pour être avec les autres. Ceux que j'ai connus. Ceux que je vais connaître. Ceux que je ne connaîtrai jamais. Je veux écrire pour être meilleur humain. Pour éviter la disgrâce.

À lire aussi de Richard Bohringer

Je ne veux rien écrire sur l'amer ou le désamour. J'ai été. Je suis mieux aujourd'hui avec ce putain de cancer. Les nuits sont longues. Les petits matins terribles et cruels. Aimer ce qu'il reste. C'est immense.
Certains jours le doute m'écrase, m'écrabouille tant les pets des hommes de pouvoir polluent les belles idées.
Les méduses du matin font des grains de beauté aux vagues.
Les femmes éprouvent aujourd'hui de l'attirance pour les hommes qui se féminisent. Pas l'homme fragile mais l'homme féminisé. Ca, c'est le truc qui plaît. Je peux poser ma tête sur l'épaule d'une femme et lui demander de me rassurer.
Vie je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'avais pas le mode d'emploi. C'est pour ça que j'ai tant attendu. Pour te dire combien je t'aime. Comme si t'avais toujours eu ta place dans mon horizon. Mais comment faire pour t'aimer ? Vraiment t'aimer.
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Dans la même œuvre

Si le coeur est bien là. Faut se garder. C'est du bon kif d'humain. Dès que c'est coupé, faut en replanter. C'est mon idée. Faut se garder. Faut savoir qu'on est des milliers. Comme des champs de blé. Des milliers à s'aimer. Des milliards à pas le savoir.
J'ai eu du mal approcher le bonheur, le mien, avec cette putain d'envie que les autres aient le même au moins. Ce songe lointain. Bonheur humain où l'amour sera roi.