Si on veut faire les choses profondément, on ne peut pas à la fois - créer, se cultiver, chasser l'aventure, chasser la gloire, et aimer : il y a toujours une de ces activités qui est trahie.
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Je suis convaincu que les oeuvres qui durent ne durent que par des malentendus, par toute la littérature dont la postérité les entoure, littérature où les intentions véritables des auteurs finissent par être noyées du tout et perdues de vue.
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À lire aussi de Henry de Montherlant
Il y a des disputes où l'on va, l'on va, l'on s'échauffe, il se peut qu'on échange des coups, et un moment vient où l'on s'aperçoit qu'on ne se souvient plus du tout de l'objet de sa dispute...
Il y a le réel et il y a l'irréel. Au-delà du réel et au-delà de l'irréel, il y a le profond.
Je sais quelle gêne un homme qui n'a nulle ambition peut causer dans la société.
On aimait l'or parce qu'il donnait le pouvoir et qu'avec le pouvoir on faisait de grandes choses. Maintenant on aime le pouvoir parce qu'il donne l'or et qu'avec cet or on en fait de petites.
Dans la même œuvre
Les deux moments de la création dramatique. La création par l'émotion, qui donne la matière. Puis la création par l'art, qui juge, choisit, combine, construit.
L'auteur dramatique qui prend comme une offense personnelle qu'on lui dise que tel de ses interprêtes joue mal, comme la dame qui se vexe si on la prévient charitablement qu'elle vient de faire une tache sur son corsage.
A mesure que les acteurs deviennent mauvais, le public vient. Un mauvais acteur attire le public comme la viande avariée attire les mouches.
La voix du sang n'est puissante que chez la mère. Pour l'homme, ses seuls vrais fils sont spirituels. Il faut qu'il estime.