Je suis comme la fiction : un mensonge qui dit la vérité.

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Après l'âge d'or, celui d'argent, de bronze et de fer, voici venue la race de cuivre. ! Avec la machine naît un nouveau héros : l'ingénieur. Et avec lui une constitution nouvelle : la tyrannie ! Car, de même que nous avons versé dans les livres la sève de notre savoir, nous nous en remettrons entièrement à la machine qui vivra, agira et pensera à notre place. Le passé se bâtissait et le présent s'écrit. L'avenir s'automatisera.
Incapable de vivre par lui-même, il lisait la vie des autres.
Vous êtes-vous réellement penché sur l'abîme que sont les contes ? Il y a là toute la boue humaine : craintes, envies, pulsions destructrices. Jamais la littérature n'améliore quoi que ce soit. Elle se contente de constater la permanence du mal, voire de l'entretenir.
Pouvait-on vivre uniquement dans les livres, à travers les livres ? Oui, pour assourdir la rumeur ignoble du monde, ce cri vulgaire et souffrant qui lui vrillait le crâne à la manière des portes de prison qui grincent. Et puis oublier son tumulte intérieur aussi, cette noire marmite bouillonnant au rythme des souvenirs.
Notre vie n'est qu'un feuillet détaché de l'ouvrage gigantesque du monde.
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Les reporters était pour lui une espèce nuisible, charognarde, qui s'improvisait justicière et policière à la fois, effrayait le public en publiant chaque jour de nouveaux faits divers donnant l'impression que le pays sombrait dans le crime, aboyant comme des chiens devant un morceau de viande.
N'oubliez jamais cela, tout est dans les livres. Notre vie n'est qu'un feuillet détaché de l'ouvrage gigantesque du monde.
Vous êtes-vous réellement penché sur l'abîme que sont les contes ? Il y a là toute la boue humaine : craintes, envies, pulsions destructrices. Jamais la littérature n'améliore quoi que ce soit. Elle se contente de constater la permanence du mal, voire de l'entretenir.
Pouvait-on vivre uniquement dans les livres, à travers les livres ? Oui, pour assourdir la rumeur ignoble du monde, ce cri vulgaire et souffrant qui lui vrillait le crâne à la manière des portes de prison qui grincent. Et puis oublier son tumulte intérieur aussi, cette noire marmite bouillonnant au rythme des souvenirs.
Incapable de vivre par lui-même, il lisait la vie des autres.