Je déteste qu'on me touche par derrière, je voudrais n'avoir pas de dos, je n'aime pas que les gens me fassent des trucs quand je les vois pas.

À lire aussi de Jean-Paul Sartre

Te casse pas la tête. La guerre, la paix, c'est égal. - C'est égal? dit Jacques étonné. Va donc dire ça aux millions d'hommes qui se préparent à se faire tuer.
La mort représente une totale dépossession.
La foule envahit la route et les champs, dense, tenace, implacable: une inondation. Pas un bruit sauf le frottement chuintant des semelles contre la terre.
En effet, il n'est pas un de nos actes qui, en créant l'homme que nous voulons être, ne crée en même temps une image de l'homme tel que nous estimons qu'il doit être.
A quoi ça sert de lutter pour la libération des hommes si on les méprise assez pour leur bourrer le crane ?
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Dans la même œuvre

Je ne déteste pas les femmes mûres: quand elles sont dévêtues, elles ont l'air plus nues que les autres.
Au balcon d'un sixième: c'est là que j'aurais dû passer toute ma vie. Il faut étayer les supériorités morales par des symboles matériels, sans quoi elles retombent.
Quelques heures ou quelques années d'attente c'est tout pareil, quand on a perdu l'illusion d'être éternel.
Ils seront huit. On leur criera: «En joue» et je verrai les huit fusils braqués sur moi. Je pense que je voudrai rentrer dans le mur, je pousserai le mur avec le dos de toutes mes forces et le mur résistera, comme dans les cauchemars.
Un crime, ça coupe en deux la vie de celui qui le commet. Il devait y avoir des moments où l'on souhaiterait revenir en arrière, mais il est là, derrière vous, il vous barre le passage.