Je crois que c'est le propre de l'amour, de ne pouvoir demeurer le même; d'être forcé de croître, sous peine de diminuer; et que c'est là ce qui le distingue de l'amitié.

À lire aussi de André Gide

La pirogue ... poussée par l'effort du pagayeur arc-bouté sur la perche qui prend appui sur le fond de la rivière.
C'est toujours une erreur de dédaigner ce qui peut encore servir.
Il y a d'admirables possibilités dans chaque être. Persuade-toi de ta force et de ta jeunesse. Sache te redire sans cesse: «Il ne tient qu'à moi.»
Il lit beaucoup, dévore livre après livre, avec une avidité juvénile.
Il y a certainement une accoutumance au malheur, un endurcissement ou mieux: l'habitude du retrait, certaine faculté de repliement.
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Dans la même œuvre

Les bourgeois honnêtes ne comprennent pas qu'on puisse être honnête autrement qu'eux.
Quand nous sommes jeunes, nous souhaitons de chastes épouses, sans savoir tout ce que nous coûtera leur vertu.
Que n'obtient-on pas de soi, par amour!
Toute recherche oblige.
C'est le propre de l'amour ... d'être forcé de croître, sous peine de diminuer.